En 2025, la France célèbre les 120 ans de la loi de 1905, qui sépare les Églises et l’État et garantit la liberté de croire ou de ne pas croire. Ce texte fondateur impose la neutralité de la puissance publique et fait de la République la maison commune de tous, quelles que soient les convictions religieuses.
À Béziers, cette exigence prend une résonance particulière alors que la crèche de Noël est installée chaque année dans l’enceinte même de la mairie, et que des célébrations comme Hanouka y sont programmées. Une chose est claire : chacun doit être libre d’exercer sa religion, mais aucune religion ne doit être instrumentalisée par la mairie ni utilisée comme étendard politique.
Une crèche n’a pas sa place dans l’hôtel de ville, pas plus qu’une célébration religieuse, quelle qu’elle soit. En revanche, qu’une crèche soit installée sur le parvis de la cathédrale, sur les allées Paul-Riquet ou à Fonseranes, ou qu’une exposition de crèches soit organisée à Saint-Aphrodise, relève pleinement de la liberté de culte et de la vitalité de nos traditions.
La mairie est la maison de tous, croyants ou non, et doit rester neutre, conformément à l’esprit de la loi de 1905. À Béziers, défendre la laïcité, c’est refuser l’instrumentalisation politique du religieux et rappeler que la foi appartient aux croyants, pas aux élus.

