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Pour une autre gestion financière de Béziers

Le dernier conseil municipal a adopté les orientations budgétaires 2026 sans jamais répondre à la question centrale: est-ce que chaque euro dépensé sert vraiment à améliorer la vie des Biterroises et des Biterrois ? Le budget d’une ville doit traduire des priorités claires, lisibles et assumées, pas une fuite en avant financée par toujours plus d’impôts, de dettes et d’amendes.

Une dette qui explose

En cinq ans, depuis 2020, la dette de la ville a augmenté de 20 millions d’euros, pour atteindre un niveau désormais supérieur à celui de la précédente municipalité, pourtant vivement critiquée à l’époque par Robert Ménard.
La dérive du chantier des Halles – passé d’un coût prévu de 9 millions à plus de 20 millions d’euros – illustre cette façon de gérer: des projets mal maîtrisés, surpayés, dont la facture sera réglée par les Biterrois pendant des années.

Un audit complet sera lancé sur l’ensemble des engagements et garanties d’emprunts des structures du « Groupe Béziers » (Viaterra, SPL Béziers.Co, OPHLM et autres entités), afin de mesurer lucidement les risques d’endettement futur et de remettre de l’ordre dans les finances de la ville.

Des recettes en hausse… mais pas de baisse d’impôts en vue !

Le maire se vante de ne pas avoir augmenté le taux de taxe foncière. Pourtant, les recettes fiscales ont progressé de 28% entre 2020 et 2024, notamment sous l’effet de la revalorisation des bases décidée par l’État.
En réalité, le taux biterrois était déjà 20% au-dessus de la moyenne nationale au moment de son élection (47,99% contre 36,15%), ce qui permet, année après année, de ponctionner davantage les propriétaires et les familles.

Rien n’empêche un maire de baisser les taux quand les bases augmentent. D’autres communes l’ont fait pour protéger le pouvoir d’achat de leurs habitants. À Béziers, ce choix n’a jamais été fait. Nous prendrons l’engagement inverse: mettre les marges financières au service d’une baisse progressive des impôts locaux.

Des moyens importants, mal orientés

La ville perçoit chaque année plus de 11 millions d’euros au titre de la Dotation de Solidarité Urbaine et de cohésion sociale, car trois quartiers « politique de la ville » représentent à eux seuls un tiers de la population biterroise.
Cette aide nationale doit légalement servir à améliorer les conditions de vie des habitants: écoles, accompagnement éducatif, voirie, équipements de proximité, cadre de vie.

Aujourd’hui, une partie de ces moyens finance surtout la communication et les animations municipales, alors que Béziers reste l’une des villes les plus pauvres de France et que le maire utilisait lui-même ce constat pour se faire élire en 2014. Les ressources existent, mais elles ne sont pas orientées vers le développement et la qualité de vie dans les quartiers.

Des amendes record !

Autre signal inquiétant: le montant des amendes et contraventions atteint 3,2 millions d’euros, un record si l’on compare avec les villes de taille équivalente (entre 500 000 et 1,8 million d’euros).
Dans une ville où le revenu médian est inférieur de 40% à la moyenne nationale, cette stratégie de verbalisation massive pèse lourdement sur les ménages déjà fragilisés.

Notre priorité sera d’engager une refonte globale de la politique de stationnement, pour sortir d’une logique de matraquage financier. La police municipale doit d’abord se consacrer à la lutte contre l’insécurité et les incivilités, en hausse dans de nombreux quartiers, plutôt qu’à la seule production de procès-verbaux.

Ce que nous ferons si nous sommes élus

  1. Mettre en place une gestion réellement transparente des deniers publics : chaque euro est l’argent des Biterroises et des Biterrois, pas la caisse noire de projets de prestige. Les financements actuels et futurs devront pouvoir être expliqués, chiffrés et priorisés.
  2. Lancer un audit complet des finances de la ville pour identifier des marges de manœuvre concrètes en vue d’une baisse des impôts locaux. Redonner de l’oxygène aux classes moyennes, aux retraités, aux familles et aux commerçants sera une priorité, car c’est la condition pour relancer durablement notre économie locale.