La gratuité des transports publics fait souvent débat. Entre idées reçues et raccourcis politiques, le sujet mérite pourtant d’être abordé avec des faits concrets plutôt qu’avec des slogans.
Première idée reçue :
la gratuité serait une mesure démagogique. En réalité, un bus coûte le même prix à exploiter qu’il transporte 10 ou 100 personnes. Le coût principal réside dans le fonctionnement du service, et non pas spécifiquement dans le nombre d’usagers. La gratuité relève donc d’un choix de gestion rationnel, pas d’un cadeau sans fondement.
Autre affirmation fréquente :
« Les bus gratuits coûtent cher aux contribuables ». Là encore, c’est faux. À Béziers, la mise en place de la gratuité se fera sans hausse d’impôts. Le financement repose sur une organisation maîtrisée et une réallocation des ressources existantes, sans alourdir la fiscalité locale.
Enfin, certains affirment que la gratuité ne change rien aux habitudes.
Pourtant, les chiffres observés dans les villes ayant franchi le pas sont clairs : la fréquentation des transports en commun double en quelques mois. La gratuité agit comme un levier puissant pour encourager les déplacements collectifs, réduire la dépendance à la voiture et améliorer le quotidien des habitants
Parler vrai sur la gratuité des transports, c’est donc regarder les faits en face. Loin des idées reçues, il s’agit d’une mesure de bon sens, efficace et bénéfique pour l’ensemble du territoire.

