Environnement, climat et déchets
AGIR POUR UNE VILLE PROPRE, RESPECTUEUSE DE LA BIODIVERSITÉ ET AGRÉABLE À VIVRE
La transition écologique est une priorité à Béziers, comme ailleurs : canicules, inondations, pollution de l’air, qualité de l’eau, déchets, propreté. Il manque aujourd’hui une stratégie municipale lisible et continue, au-delà de la communication et de quelques aménagements emblématiques ; il faut une véritable stratégie globale propreté–déchets–climat– biodiversité.
Préparer Béziers aux conséquences du dérèglement climatique est un impératif, tout comme organiser une filière de traitement des déchets qui concilie santé publique et coût financier maîtrisé.
Notre constat à Béziers
À Béziers, l’écologie doit commencer par le bon sens : sobriété foncière et énergétique. Laisser 7 600 logements vacants en bétonnant nos dernières friches et nos espaces naturels et agricoles est un non-sens écologique, alors que la sobriété foncière préserve la biodiversité et limite les îlots de chaleur. Le gaspillage énergétique de nos bâtiments publics coûte cher et aggrave la crise climatique. Parallèlement, la production de déchets est en forte hausse, le tri reste insuffisant, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères est lourde et les canicules touchent durement des quartiers très minéraux et peu arborés.
L’info clé
La progression du volume de déchets, leur faible valorisation (moins de 10%) et la volonté de traiter les déchets d’autres communes sans moyens suffisants sont des problèmes structurels majeurs à traiter.
Environnement, climat et déchets
Nos 5 propositions phares
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Végétaliser et embellir pour rafraîchir la ville et protéger les Biterroises et les Biterrois : grand plan de végétalisation des rues, places, cours d’école, parkings, boulevards (« 1 000 arbres par an ») et création ou préservation de corridors écologiques chaque année.
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Revoir en profondeur la collecte et le traitement des déchets, en faisant de la prévention, du réemploi et du recyclage la priorité, pour préserver la santé et le pouvoir d’achat des habitants.
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Créer deux déchetteries supplémentaires à Béziers, adapter leurs horaires, faciliter l’accès aux points d’apport volontaire et remettre en place un service de collecte (verre, etc.) à domicile pour les personnes âgées et à mobilité réduite.
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Rénover massivement les bâtiments publics et faire de la sobriété énergétique une règle générale (rénovation, éclairage, chauffage), en alignant les règles d’urbanisme sur les enjeux climatiques.
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Informer et associer les citoyens, en toute transparence, à la transition environnementale dans les écoles, les quartiers, les entreprises.
Nos 13 engagements
pour l’environnement à Béziers
1. Renforcer la place du vivant en ville : îlots de fraîcheur, végétalisation accrue des parcs et de l’espace public, création de nouveaux parcs reliés par des corridors verts.
2. Rehausser les ambitions du plan climat–air–énergie local, avec des objectifs réalistes d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.
3. Désimperméabiliser la ville, notamment les cours d’écoles (cours oasis), grandes places, surfaces minérales et parkings, avec un coefficient de biotope par zone dans le PLU.
4. Lancer un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments municipaux et des écoles, avec suivi public des économies réalisées.
5. Associer les habitants, via les comités de quartier, au renforcement de la présence végétale et à la création de nouveaux espaces verts de proximité.
6. Mettre en oeuvre concrètement le droit à l’information et à la participation du public sur les dossiers environnementaux (commissions de suivi), avec la transparence comme règle.
7. Créer l’application « Ville propre » pour signaler tags, dépôts sauvages et dégradations, avec interventions sous 72 heures et sanctions systématiques.
8. Revoir entièrement la politique de collecte des déchets (Agglo) : prévention, sensibilisation, tri, collecte, traitement.
9. Renforcer les campagnes de sensibilisation au tri et à la réduction des déchets.
10. Construire deux déchetteries supplémentaires, encadrées financièrement, techniquement et environnementalement.
11. Adopter un moratoire sur le projet d’incinérateur de CSR route de Bédarieux, compléter l’étude économique et financière, réexaminer les alternatives et conduire une étude environnementale globale avant toute décision.
12. Rechercher des solutions alternatives à l’enfouissement à Saint-Jean-de-Libron et pour l’utilisation des boues (par exemple épandage agricole), sans ajouter de nuisances aux riverains, avec un suivi renforcé des sites à risque.
13. Mandater deux cabinets indépendants pour une étude environnementale et sanitaire globale à Montimas et dans la plaine Saint-Pierre, avec surveillance régulière de l’air, des sols et des eaux, et traitement des anomalies détectées.
Laurent Galy
56 ans, professeur d’histoire-géographie,
quartier Chevalière
Entre les dépôts sauvages qui défigurent nos rues et la campagne environnante et le manque criant de nature qui étouffe nos quartiers, la ville se dégrade. Or, nous pouvons et devons faire autrement. Nous allons sortir de la logique du toutdéchet : en déployant l’économie circulaire du territoire, nous transformons les déchets en ressources locales (réemploi, compostage) pour stopper le gaspillage. Simultanément, nous lançons un plan massif de végétalisation, une sorte de “plan Marshall vert”, afin d’améliorer le cadre de vie et la santé de tous. Nous voulons une ville propre, écologique, qui réinvestit ses ressources : une ville plus agréable à vivre pour tout le monde. Et nous sanctionnerons lourdement ceux qui persistent à dégrader notre espace commun.
Tout comprendre en 5 questions
La gestion des déchets est-elle un problème à Béziers ?
Oui : la production est trop élevée, les coûts explosent, les risques sanitaires augmentent et les projets (Valorbi, Montimas, incinérateur de CSR) manquent de cohérence globale. La politique déchets devra être totalement repensée : propreté, prévention, collecte, traitement.
Comment améliorer concrètement la propreté ?
Par une collecte mieux organisée, des points d’apport mieux pensés, des sanctions pour les dépôts sauvages, mais aussi par l’éducation, la présence de gardes et de médiateurs et l’utilisation d’outils modernes (signalement, vidéo ciblée).
En quoi l’écologie est-elle une question de justice sociale ?
Ce sont souvent les habitants les plus modestes qui subissent d’abord la chaleur, la pollution et les logements mal isolés. Une écologie ambitieuse améliore leur santé, leur confort et leurs factures.
Est-ce que reverdir la ville ne va pas coûter trop cher ?
Une partie des investissements en végétalisation et désimperméabilisation peut être financée par l’État, la Région ou l’Europe et permet à terme de réduire les coûts liés aux canicules, aux inondations et à la santé publique.
L’écologie, ce n’est pas d’abord une affaire d’État ou d’Europe ?
Les grandes orientations sont nationales et européennes, mais c’est à la commune et à l’agglo que se décident cours d’école, parcs, voirie, transports, rénovation des bâtiments publics et usage des sols.
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